DERNIERES ACQUISITIONS...
Nous avons trouvé 38 livre(s) dans la catégorie : autographes | | | | | | | | | | 8 | BEHAINE (René) - ENSEMBLE DE CORRESPONDANCES ET DOCUMENTS PHOTOGRAPHIQUES. | Un précurseur de Marcel Proust : René Béhaine; - Treize lettres autographes signées, dont quatre lettres adressées à l'éditeur de La Moisson des Morts, datant de 1957 et 11 lettres dont 3 cartes recto-verso et une carte postale s'échelonnant de 1960 à 1965, adressées à un libraire. La première partie de la correspondance commence ainsi : " Monsieur, Madame Léon Daudet m'apprend que vous fondez une maison d'édition. Dans quelles conditions accepteriez-vous en principe d'éditer un de mes livres. N'étant ni démocrate, ni juif, j'ai dû rompre avec Robert Laffont. [...]. Un groupe d'écrivains s'est constitué pour me soutenir (Thérive, Auguste Bailly, Robert Poulet, Paul Morand, Maurois, Maximilien Vox, Yves Gandon et, chose assez curieuse, c'est Edgar Faure, que je ne connais pas, qui en est le président d'honneur). [...] Etes-vous en mesure d'assurer une diffusion indispensable ? Tout est là. [...]". La seconde partie de la correspondance s'adresse à un libraire qui souhaite réaliser une exposition sur René Béhaine : ce dernier en est évidemment touché et répète à son interlocuteur les raisons de son insuccès : son jugement sur les juifs et la démocratie, le peu ou la mauvaise publicité faite à son oeuvre par ses éditeurs, etc. Il écrit à ce sujet en mai 1960 : " Savez-vous [...] ce que mes deux derniers livres m'ont rapporté ? Un chapeau, un panama que m'envoya avec deux colis de café de son hacienda un lecteur de la République de l'Equateur ! ? De mon éditeur : rien. ". - Manuscrit d'une page et demi, signé, comportant l'indication " Philo ", à la fin duquel Béhaine a écrit : " à recopier jusque là " puis " en l'écrivant, j'ai failli laisser brûler mon déjeuner - étant à la fois sportif, philosophe, bonne à tout faire et écrivain. ". - Manuscrit de deux pages sur deux feuillets (210 X 270), intitulé " 88 bis ". Ces manuscrits auraient été publiés dans les Ecrits de Paris de novembre 1959 d'après la note d'une lettre écrite en mars 1960. - Six photographies noir et blanc réalisées par " Paul-Louis. Studio-Starlet à Nice " : René Béhaine nageant, bêchant, taillant une haie, se promenant avec son chien, conversant avec une élégante et un portrait. - Une lettre autographe signée de Charles MAURRAS à en-tête de " L'Action Française " et datée " 24 mai 1911 " adressée à " Mon Cher Ami ". - Article d'Albert Feuillerat intitulé " Un précurseur de Marcel Proust : René Béhaine ", publié dans la Chronique des lettres du Bulletin des Etudes françaises, Montréal, mars 1948. Sept pages (210 X 268) imprimées. - Article imprimé de Maurice Chapelan paru dans le journal L'Indépendant à l'occasion du décès de René Béhaine. Si l'oeuvre de René Béhaine n'a pas atteint la postérité que son auteur pouvait désiré, il n'en demeure pas moins qu'elle compte des lecteurs attentifs, voire enthousiastes, comme le démontre cet extrait de l'article de Maurice Chapelan : " Beaucoup de gens se demanderont, surtout dans les générations nouvelles : qui est René Béhaine ? Il faut répondre : le romancier le plus méconnu de notre siècle et, aux yeux de quelques-uns, le plus grand. En cinquante ans, il a publié les seize volumes (certains énormes) d'une série intitulée "Histoire d'une société". Aucun d'eux n'a réussi à obtenir une audience notable. ". Albert Feuillerat de son côté considère l'oeuvre de Béhaine comme " l'un des monuments les plus considérables de la littérature française du XXème siècle ". René Béhaine a été proposé en 1961 pour le Prix Nobel de littérature. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
| |
| | | | | | | | | 12 | BOILEAU (Nicolas, dit BOILEAU-DESPRÉAUX). (Paris, 1636 - 1711). - RECU en partie AUTOGRAPHE, comportant la signature autographe de Boileau, daté " le douzième jour de juin mil sept cens ". | Une page format oblong (140 X 175) sur parchemin. Document en partie imprimé " Quittance Hôtel de Ville - Gen.[alité] de Paris - Rentes de deux Sols ". Seule la partie en gras et italique est manuscrite : " En présence des notaires à Paris soussignez Messire Nicolas Boileau Escuyer Sieur Despreaux a confessé avoir receu de [Mr Baudry rue St Merry] la somme de Cent douze livres dix sols pour les trois derniers mois de 1699 et six premiers mois de l'année mil sept cent à cause de cent cinquante livres de rente constituez sur les aides et gabelles, le vingt-huitième may dernier dont, etc. Quittant, etc. Fait et passé à Paris és Estudes, etc. le douzième jour de juin mil sept cens et a signé. N. Boileau. ". La signature autographe de Boileau est rare et très recherchée. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
| |
| | | | | | | | | 15 | BOURBOTTE (Pierre). Député de l'Yonne à la Convention (1763-1795). - Copie conforme de trois lettres de Turreau, Carrier et Ruelle adressées à Bourbotte. Document signé par lui " pour copie conforme. Bourbotte ". | Deux pages (205 X 315) sur papier vergé. Trace claire de colle le long de la marge du feuillet. Une des plus tristes célébrités de la Révolution. Ces trois conventionnels demandent la grâce de cinq membres du Comité de surveillance de la commune de Bourgueil que Bourbotte a fait traduire au tribunal révolutionnaire : " Je désire sincèrement leur liberté ; fais le même sacrifice, on ne saurait être trop généreux, trop indulgent pour la sans culotterie si facile à égarer. Signé Carrier ". Pierre Bourbotte vota la mort de Louis XVI sans appel ni sursis, s'opposa à ce que les complices des massacres de septembre fussent recherchés, demanda la mise en jugement de la reine, déploya une violence inouïe en Vendée où il devait surveiller les chefs militaires. Selon Michelet, c'est " l'Achille de la Vendée " ; mais écoeuré par les massacres, il demande son rappel à Paris. Arrêté à la journée du Ier prairial, il est condamné à mort et se poignarde à la lecture de la sentence pour échapper à la guillotine. Blessé grièvement, on le portera mourant sur l'échafaud. Cette " copie conforme " des trois lettres montrent la prise de conscience des conventionnels face aux horreurs de la répression et des massacres en Vendée. Ils commencent à se demander s'ils ne sont pas allés trop loin dans leur absolutisme, et craignent pour leur avenir : c'est là toute la signification de leur demande de grâce auprès de Bourbotte. Le général Louis-Marie Turreau de Garambouville (1756-1816) et Albert Ruelle (1754-1805) eurent la vie sauve, mais Carrier fut également guillotiné en décembre 1794. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
| |
| | | | | | | | | 16 | BOURGES (Elimir). - LETTRE AUTOGRAPHE signée adressée au compositeur Gustave Samazeuilh. (1877 - 1967). | Une page (131 X 206). L'auteur de " La Nef " remercie son correspondant pour la place [de concert] qu'il lui a envoyée, mais il n'a malheureusement pas pu en profiter car il est " de faction le dimanche, qui est le jour où [ses] amis viennent [le] voir ". Mais sa femme est allée au Châtelet à sa place et lui a dit " la belle et grande impression que [sa] musique lui avait faite. ". Gustave SAMAZEUILH (Bordeaux, 1877 - Paris, 1967) a laissé une oeuvre marquée par une fine élégance d'écriture. Il fut aussi un critique réputé. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
| |
| | | | | | | | | 20 | CARPEAUX (Jean-Baptiste). Sculpteur, dessinateur et peintre français (Valenciennes, 1827 - Courbevoie, 1875) - LETTRE AUTOGRAPHE signée adressée à une dame, sans date mais localisée " rue Boileau. Auteuil - Paris ". | Deux pages sur un feuillet double (114 X 177). Le sculpteur, visiblement agacé par le comportement de sa cliente qui ne lui a donné aucune nouvelle depuis plus d'un an, en déduit qu'elle ne souhaite plus donner suite à sa commande : " [...] je vous prie de vouloir bien donner les ordres nécessaires pour que je puisse faire reprendre chez vous, le matériel et le modèle, que j'y avais déposé. J'attendais un mot de vous, ou de votre homme d'affaires, pour envoyer reprendre ces objets. ". Il conclut néanmoins cette lettre par une formule de politesse et signe " Bte Carpeaux ". PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
| |
| | | | | | | | | 21 | CATHERINE DE MEDICIS. Reine de France (Florence, 1519 - Blois, 1589) - LETTRE signée " Catrine ", adressée à François de Beaumont, baron des Adrets, localisée et datée " à Collonge les Royaulx, le XXVme jour de Decembre 1569 ". | Une page (185 X 225) ; pliure horizontale renforcée au verso par une bande de papier, deux taches claires au centre n'altérant pas le texte, deux mentions manuscrites anciennes. Au verso mentions manuscrites : " A Monsieur de Beaumont chevalier de l'ordre du Roy monsieur mon fils " et " Lettre de la Reine receuë le vendredi penultiesme jour de decembre 1569 par Artignon concernant les garnisons du Chasteau du Loir " . Une lettre de Catherine de Médicis au sanguinaire baron des Adrets. Dans cette missive la reine informe François de Beaumont que son fils, le duc d'Anjou, futur Henri III, a écrit au marquis de Boissy de " desloger de [sa] ville et baronnye de Chasteau du Loir [et] l'exempter de toutes garnisons de gens de guerre ". Elle ajoute qu' " a ceste cause je vous prye de tenir la main a ce que les pauvres habitans et subjectz de madite baronnye puissent estre conservez en ladite sauvegarde et soulagez le plus qu'il sera possible ". Catherine de Médicis souhaite, à travers cette "dispense", épargner ses sujets des crimes et atrocités commis par ces hommes de guerre. En effet la guerre civile règne en France et le conflit entre catholiques et huguenots est prétexte à de sanglants massacres ; dans l'intervalle qui s'écoule entre août 1568 et août 1570 les horreurs de la guerre atteignent leur comble. François de Beaumont, baron des Adrets, est notamment affreusement célèbre pour la mort et la torture qu'il répand dans le Dauphiné partout où il passe, signalant ses triomphes par le carnage et la dévastation, détruisant les églises et frappant les populations d'une terreur dont le souvenir ne s'est pas encore éteint. La tradition rapporte qu'à Montbrison et dans d'autres villes, il obligeait les prisonniers à sauter du haut d'une tour sur la pointe des piques de ses soldats et qu'il marquait son passage aux arbres des chemins en y suspendant les cadavres de ses victimes. Ce document montre la volonté de la reine à faire triompher son désir d'union et de pacification du pays. Ses efforts furent d'ailleurs momentanément récompensés après la signature le 8 août 1570 du traité de paix conclut à Saint-Germain. Mais le souvenir de Catherine de Médicis restera toujours associé à celui d'une reine froide et sanguinaire, instigatrice du massacre de la Saint-Barthélemy (24 août 1572). PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
| |
| | | | | | | | | 22 | CAYLA (Zoé, comtesse du). Dame française et favorite de Louis XVIII (Boullay-Thierry, 1785 - Saint-Ouen, 1852) - LETTRE AUTOGRAPHE signée " Z. Ctesse Du Cayla ", adressée à " Monsieur Robicher, à Estrée par Aire-sur-la-Lys, Dépt. du Pas-de-Calais ", localisée et datée " St Ouen, 21 juin [1828] ". | Deux pages sur un feuillet double (115 X 183), avec adresse et cachet ; un petit trou marginal sans manque de texte causé par le décachetage. La favorite de Louis XVIII et la maîtresse de Talleyrand. Lettre adressée par la comtesse à un fileur de laine. Il a semble-t'il rencontré des difficultés avec la laine qu'elle lui a fait parvenir et doit lui renvoyer celle qu'il n'a pas utilisée. La texture de la laine est en cause, mais Mme Du Cayla n'a pu lui " en envoyer de plus fine, parce qu'elle avait déjà reçu une autre destination, ensuite d'autres fileurs ayant été plus heureux, il ne me reste que de la reconnaissance et des regrets de la peine que vous avez bien voulu prendre ". Et elle ajoute : " Je crois tout à fait au même résultat que vous pour les croisements de béliers anglais avec mérinos ". Fille de l'avocat Talon, mariée au comte du Cayla et admise à la cour sous la restauration, elle pénétra dans l'intimité du roi et prit sur lui un ascendant absolu, autant par sa beauté que par les grâces d'un esprit que Madame Campan avait cultivé. Elle fut comblée de richesses et reçut notamment le château de Saint-Ouen. Après un long procès, elle vécut séparée de son mari dans cette belle résidence, un peu oubliée de la cour de Charles X et s'occupant presque exclusivement d'essais et d'exploitations agricoles. Elle obtint par des croisements une nouvelle race de moutons à toison longue, à laquelle on a donné son nom. Certains ont prétendu que la belle Mme du Cayla n'était que la maîtresse platonique de Louis XVIII et que les dernières privautés du petit-fils de Louis XV consistaient à aspirer une prise de tabac placée sur la gorge nue de la séduisante comtesse. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
| |
| | | | | | | | | 28 | CHEVALIER (Maurice). Chanteur fantaisiste français (Paris, 1888-1972) - CARTE AUTOGRAPHE signée adressée à Pierre Brasseur, localisée et datée " Paris 25-3-44 ". | Carte autographe signée adressée à Pierre Brasseur, localisée et datée " Paris 25-3-44 ". Carte (146 X 105) papier bleuté rédigée recto-verso, avec les initiales " M.C. " gaufrées. Maurice Chevalier qui s'est rendu la veille au soir au théâtre s'est senti embarrassé d'aller à la suite de tant de monde féliciter Brasseur dans sa loge. Il l'assure pourtant avoir passé " une très intéressante soirée en appréciant et votre courageuse évolution d'artiste et votre très original talent d'auteur qui, vu mes longues absences de Paris, ne m'a été révélé qu'avec Sainte Cécile. Bravo sincèrement, Maurice Chevalier ". PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
| |
| | | | | | | | | 29 | CLESINGER (Jean-Baptiste, dit Auguste). Sculpteur et peintre (Besançon, 1814 - Paris, 1883) - LETTRE AUTOGRAPHE signée adressée à la Marquise de Folné, datée " 27 août 69 ". | Une page (132 X 207). Le sculpteur vient d'achever le jour même " la statue de l'Ultima Canto " pour la Marquise de Folné. Il a marqué sur le buste des accessoires " qui ne feront pas mal je crois ". Il aurait bien désirer la voir pour cela mais il a attendu en vain sa venue et s'interroge : " Etes-vous souffrante ? ". En ce qui le concerne il n'en " puis plus " et il va se mettre au lit " avec la peur panique de la fièvre pour cette nuit ". Pourtant l'achèvement de cette statue, " peut-être bien la dernière " précise-t'il, lui cause quelques joies et il souhaiterait la lui dédier. Il quitte sa correspondante en l'assurant de son " inaltérable admiration ". De fait Clésinger envoya au Salon de 1869 une curieuse statue polychrome, "Cléopâtre devant César" et ne présentera plus rien jusqu'en 1875. Clésinger, qui épousa la fille de George Sand, obtint son premier succès au Salon de 1847 avec la "Femme piquée par un serpent", pour laquelle avait posé Madame Sabatier, l'inspiratrice de Baudelaire. L'admiration qu'excita cette statue ne fut pas partagée par tous les critiques ; certains journaux crièrent au scandale et à l'impudeur. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
| |
| | | | | | | | | 32 | CONCINI (Concino) et MARIE DE MEDICIS - Acte notarié de la chancellerie Royale. | Acte notarié de la chancellerie Royale concernant la cession pour six ans du " bail a ferme des fruictz et revenu du domaine " du Duché d'Alençon, à compter du 1er octobre 1613 au 1er octobre 1619, comportant notamment les signatures autographes de Concini et de Marie de Médicis. Douze pages et demi sur quatre feuillets double (215 X 300) retenus ensemble par un cordon. Les signatures du Maréchal d'Ancre et de Marie de Médicis. Important document notarial qui regroupe les signatures de Concino [Concini], Phelypeaux [Maître Jehan, sieur de Villesanain, conseiller et secrétaire du roi], J.[ehan]-J.[acques] de Mesmes [seigneur de Roissy, conseiller du roi], Arnauld [Isaac, conseiller d'état et intendant des finances], L.[ouis] Dolle [conseiller du roi], Bullion [Claude de, sieur de Bonelle, surintendant des finances sous Louis XIII], Marescot [Guillaume, conseiller du roi], Dangloix, Morlon, [Maître Alexandre] Duplex et Marie [de Médicis]. Le fait que Concini ait signé par son prénom montre la puissance dont il jouissait ainsi que son ambition royale depuis la disparition d'Henri IV (1610). Concino Concini (Florence, 1575 - Paris, 1617) était fils d'un notaire de Florence. Sa jeunesse fut déshonorée par tous les désordres ; ruiné par la débauche, il parvint à se faire recevoir comme gentilhomme dans la maison de Marie de Médicis et suivit en France cette princesse dont il épousa la femme de chambre et la favorite, Léonora Dori, dite Galigaï. La faveur dont jouissait sa femme auprès de la reine lui permit de faire une carrière rapide après la mort de Henry IV : marquis d'Ancre, maréchal de France, il exerça le pouvoir (1611) avec tyrannie et avidité. Devenu l'amant officiel de la reine, il se retrouva à la tête d'une fortune considérable : les vastes terres d'Ancre et de Lésigny, deux hôtels dans Paris, le bâton de Maréchal de France, la charge d'intendant de la maison de la reine, les gouvernements d'Amiens, Péronne, Roye, Montdidier, etc.. Cette scandaleuse et prodigieuse fortune lui valut de solides inimitiés. Il se fit détester par la noblesse et les princes par son insolence et son ambition, du peuple par ses exactions et son despotisme, du jeune roi Louis XIII enfin par tous ces motifs et en même temps par l'avilissante tutelle qu'il prétendait faire peser sur lui. Mais le 24 avril 1617 toute cette puissance s'écroula. Conseillé par de Luynes qui n'avait de cesse de lui dépeindre Concini comme usurpateur de la puissance royale, Louis XIII ordonna son arrestation avec ordre de le tuer s'il résistait. Vitry, capitaine des gardes, dressa une embuscade et fit massacrer Concini au moment où il allait entrer au Louvre. Le cadavre de l'aventurier italien fut traîné par les rues, découpé en morceaux et brûlé devant la statue d'Henri IV (on l'accusait avec plus ou moins de vraisemblance d'avoir trempé dans le meurtre de ce roi). On prétend même qu'un furieux fit rôtir son coeur sur des charbons et le mangea publiquement. Sa femme fut condamnée à mort par le parlement et décapitée en place de Grève, où les deux parties de son corps furent livrées au bûcher et les cendres jetées au vent. Louis XIII remit alors l'autorité à son favori de Luynes et éloigna sa mère, Marie de Médicis, de la cour. La signature autographe de Concini est RARISSIME ; sa réunion avec celle de Marie de Médicis lui confère un caractère exceptionnel. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
| |
|
|