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LÉAUTAUD (Paul).

LETTRE AUTOGRAPHE signée, localisée et datée «Paris, le 23 avril 1919 ».

Une page (132 X 212 mm) à en-tête imprimé du Mercure de France. Fine bande de scotch sur la marge droite du verso.

LETTRE probablement adressée au directeur de la revue italienne "Eroïca". Léautaud lui indique qu'il n'a jamais reçu le courrier qui lui avait été adressé et pense qu'il «s'est perdu en route ». Il refuse toutefois «d'établir un service d'échange gratuit avec cette revue. La guerre et les conditions de la librairie actuellement nous ont obligés à suspendre beaucoup de nos services gratuits. Il y a là tout un service qu'il nous faudra réorganiser dans quelque temps. » Léautaud précise que la rubrique des Lettres italiennes du Mercure ne fonctionne plus, qu'il met donc la lettre de son correspondant de côté «pour en décider le moment venu ». Il ajoute qu'il lui adresse les deux volumes désirés et qu'il a bien reçu son «dernier cahier : Le Bestiaire berrichon, d'Hugues Lapaire. » DOCUMENT EN BON ÉTAT. GOOD PAPER. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

MAISTRE (Xavier de). Ecrivain français (Chambéry, 1764 - Saint-Pétersbourg, 1852).

LETTRE AUTOGRAPHE signée "Cte X. de Maistre", localisée et datée "Saint-Pétersbourg, 18 juillet 1844".

1844 Deux pages (135 X 215 mm) sur un feuillet double.

XAVIER DE MAISTRE (1763-1852) s'adresse à son correspondant qui sera vraisemblablement surpris de recevoir seulement en 1844 la réponse à sa lettre de juillet 1843 : " [...]. J'ai d'autant plus à coeur de vous expliquer ce retard que vous avez pu le croire volontaire ce qui me seroit très pénible [...]. J'ai trouvé votre lettre encore cachetée [...]. Je vois qu'elle n'a pu me parvenir que dans le mois d'aoust 1843 pendant que j'étois sous le poids d'une maladie dangereuse et hors d'état de pouvoir la lire ; d'autres lettres reçues à la même époque m'ont été remises après ma convalescence, celle-là seule s'étoit égarée par un hasard que je ne m'explique pas. [...] Votre aimable lettre quoique de vieille date m'a fait le plus grand plaisir et je vous remercie du fond de mon coeur des bons sentiments qu'elle contient pour moi [...]." Lorsque la Révolution française éclate, le comte Xavier de Maistre, frère de Joseph, refuse de servir la France et s'installe en Russie à Saint-Pétersbourg. Il s'y maria en 1817 et s'y établit définitivement. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

MAURRAS (Charles).

LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE [adressée à Madame la Comtesse DU PATY DE CLAM].

1933 Paris, 28 mai 19[33 ?]. Quatre pages sur un feuillet double (138 X 214 mm) à en tête «L'Action Française - Journal Quotidien ». Trace de pliure latérale au centre du feuillet.

BELLE LETTRE AUTOGRAPHE de Charles MAURRAS (1868-1952), écrivain provencal et principal animateur de l'Action française. «Chère Madame, le "Charme de Paris", oui, sans doute ! Mais ne vaudrait-il pas mieux organiser aux loisirs de ce bel été qui vient, s'il n'apporte ni guerre ni révolution, quelque tranquille déjeuner ou dîner à Martigues ? Je vous promènerai dans le pays. Je vous y ferai voir de nouvelles antiquités qui sortent de terre. [...] Je fais un métier de païen errant, vis la nuit, dors le jour, ne sais trop rarement ce que je ferai le lendemain. [Etc.] » Le nom de la famille du Paty de Clam eut son heure de célébrité à la fin du siècle dernier : le 15 octobre 1894, le capitaine Dreyfus, mandé au ministère de la guerre, y était arrêté par le colonel du Paty de Clam. DOCUMENT en BEL ÉTAT. NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

MAURRAS (Charles).

LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE [adressée à Madame la Comtesse DU PATY DE CLAM].

1933 Paris, 5 nov[embre] 19[33 ?]. Deux pages et deux lignes sur un feuillet double (153 X 191 mm). Trace de pliure latérale au centre des deux feuillets avec début de fente (2 cm) en marge latérale et petite déchirure (1 cm) en marge inférieure des deux feuillets.

LETTRE AUTOGRAPHE de Charles MAURRAS (1868-1952), écrivain provencal et principal animateur de l'Action française. «Chère Madame, En toute hâte, pressé de toute part, je vous renvoie ce qu'il n'a pas été possible de vous remettre hier soir, avec le très précieux document que je vous remercie de m'avoir fait lire, et qui me remplit de la plus mélancolique fierté ! A quoi bon désespérer quand il subsiste tant de belles forces lumineuses et invaincues ! La probité des plaintes devrait être mesurée par l'éternité même de nos malheurs. [Etc.] » Le nom de la famille du Paty de Clam eut son heure de célébrité à la fin du siècle dernier : le 15 octobre 1894, le capitaine Dreyfus, mandé au ministère de la guerre, y était arrêté par le colonel du Paty de Clam. DOCUMENT en BON ÉTAT. NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

MONTALEMBERT (Charles FORBES, comte de). Publiciste et homme politique français (Londres, 1810 - Paris, 1870).

LETTRE AUTOGRAPHE signée adressée "à Son Exc. Le Ministre de la Guerre ", localisée et datée " La Roche en Brény. Côte d'Or. Ce 15 novembre 1847."

Deux pages sur un feuillet double (207 X 262) avec bordure à encadrement noir. Demande d'autorisation d'un VOYAGE AUX ANTILLES pour un officier de chasseurs en semestre, en l'occurrence son frère. " Monsieur le Ministre, Je prends la liberté de vous prier de vouloir bien accorder à mon frère, capitaine au 3ème Régt. de chasseurs à cheval, l'autorisation de se rendre aux Antilles pour des affaires importantes de famille pendant le semestre qui vient de lui être accordé. Ces affaires étant aussi importantes pour moi que pour lui, ce sera un service personnel que vous me rendrez, Monsieur le Ministre, en lui accordant la permission nécessaire pour qu'il entreprenne ce voyage. ". Montalembert ajoute " qu'il serait tout à désirer que cette autorisation fut promptement expédiée afin que mon frère puisse profiter du paquebot à vapeur anglais qui part le 2 du mois prochain. [...] ". Deux tampons du Ministère de la Guerre ; mention manuscrite à l'encre rouge " 22 S Cavalerie. Accordé, répondre promptement. Le ministre. ".

LE COMTE DE MONTALEMBERT, ami de Lacordaire et de Lamennais, fut une figure éminente du catholicisme libéral et un membre actif de la chambre des pairs pendant la monarchie de Juillet. Publiciste historien, philosophe, il fut surtout un admirable orateur parlementaire royaliste et catholique et défendit à la tribune la liberté de la presse, soutint les droits des nationalités opprimées et fut l'un des auteurs de la loi de 1850 sur la liberté de l'enseignement. C'est son père le baron Jean-Charles de Montalembert qui émigra le premier aux Antilles. Passé au service de l'Angleterre en 1793, il y forma un corps d'émigrés qui prit le nom de légion Montalembert et à la tête de laquelle il s'embarqua pour Saint-Domingue en 1794 où il fit la guerre aux nègres insurgés. Il se retira après le licenciement de son corps de troupe dans l'île de la Trinité (Petites Antilles) où il termina sa vie. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

MURAT (Joachim). Maréchal de France, roi de Naples (La Bastide - Fortunière, 1771 - Pizzo, 1815).

LETTRE SIGNÉE une première fois "Joachim Napoléon" puis "J N", adressée au général Grenier, datée du 27 septembre 1810.

1810 Une page (245 X 197 mm) sur un feuillet double. Mentions manuscrites au verso.

LA MALHEUREUSE TENTATIVE D'INVASION DE LA SICILE. Depuis le 15 juillet 1808, Murat est Joachim Ier, roi de Naples et de Sicile. Il prépare le débarquement en Sicile, tentative malheureuse qui provoqua une colère célèbre de Napoléon. « Monsieur le Général, toutes les barques destinées au transport de l'artillerie doivent être prises dans la division Cavaignac ; l'organisation des autres divisions ne doit être nullement dérangée. Lorsque les barques de la garde et de la division par tonneaux seront arrivées à Scella et à Baguara, celles de la division Lamarque seront placées, la droite à Porticello et la gauche à Canatello. Sur ce, Monsieur le général, je prie Dieu qu'il vous aie en sa sainte et digne garde. Joachim Napoléon. Si parmi les barques de la division Cavaignac il ne s'en trouvait pas un nombre suffisant propre au transport de l'artillerie on les prendrait parmi les felouques de la garde qu'on ferait remplacer de suite par d'autres de la division Cavaignac. J. N. » PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

MURGER (Henry).

LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE «3 nov. [18]59 ».

1859 Une page sur un feuillet (132 X 205 mm).

LETTRE adressée par Henry Murger à son éditeur Michel Lévy, qui fut également l'éditeur de Flaubert et Baudelaire : «Mon cher Levy, voulez-vous avoir l'obligeance de remettre pour moi à M. Paul Perret, rédacteur de la Revue Européenne (Le Présent) "Une Vie de Bohème" et un "Pays Latin". M. Perret vient de faire dans la Revue Littéraire un article très favorable à "Camille". [Il s'agit du roman "Les Vacances de Camille" (1857)]. A vous et merci. Henry Murger. 3 nov. 59 ». Pour suivre sa vocation, Henry MURGER (Paris, 1822-1861) fit l'apprentissage de la misère ; soutenu par des écrivains comme Gérard de Nerval, il fit paraître "Les Scènes de la vie de Bohème" (1851), ouvrage qui devait inspirer à Puccini son célèbre opéra "La Bohème" (1896). DOCUMENT en BON ÉTAT. NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

PUVIS DE CHAVANNES (Pierre Cécil). Peintre et dessinateur français (Lyon, 1824 - Paris, 1898).

LETTRE AUTOGRAPHE signée "Pierre Puvis de Chavannes", localisée et datée "Paris, 29 avril 1874".

1874 Une page (130 X 210 mm) sur un feuillet double. Le peintre souhaite que son neveu "Monsieur de Vaugelas, secrétaire d'ambassade à Londres " puisse visiter l'exposition : " [...] il ne peut la voir qu'aujourd'hui, car il doit repartir demain pour retourner à son poste. [...]".

Il doit s'agir de l'exposition du tableau "Charles Martel sauvant la chrétienté par sa victoire sur les sarrasins" et du carton représentant "Sainte Radegonde au couvent de Sainte-Croix", tous deux réalisés en 1874 par Puvis de Chavannes pour l'hôtel de ville de Poitiers. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

RENAN (Ernest) - FRANCE (Anatole) - PÉGUY (Charles).

CAHIER DE L'INAUGURATION DU MONUMENT DE RENAN À TRÉGUIER LE DIMANCHE TREIZE SEPTEMBRE DIX-NEUF CENT TROIS. Textes et commentaires. Troisième cahier de la cinquième série.

1903 Paris, Cahiers de la Quinzaine, 10 novembre 1903. In-12 (135 X 189 mm) Bradel papier beige marbré de rouge et vert, dos lisse, titre doré en long, tête dorée, couverture conservée (reliure de l'époque) ; deux lettres autographes montées sur onglets en tête de l'ouvrage, deux portraits hors-texte, 100 pages, (4) ff. JOINT un cahier de 8 ff. brochés. Mouillures sans gravité au dos et charnière supérieure de la reliure, dos légèrement bruni.

ÉDITION ORIGINALE de ce cahier dirigé par Charles Péguy, au tirage limité à 2 000 exemplaires. Exemplaire enrichi de DEUX LETTRES AUTOGRAPHES SIGNÉES, l'une d'Anatole FRANCE, à en-tête imprimé "La Béchellerie / St Cyr-sur-Loire/(Indre-et-Loire)" (1 page) adressée à "Mon cher Noël", l'autre d'Ernest RENAN adressée à Monsieur Eugène Manuel, datée «Paris, 31 janvier 1879 » (1 page 1/2 sur deux feuillets avec encadrement de bordure noire) avec enveloppe timbrée conservée. Cette dernière est une lettre de recommandation en faveur de Joseph Halévy qui «fait vraiment honneur à la communauté israélite ». DEUX PORTRAITS HORS-TEXTE gravés sur papier Japon, en ocre pour celui d'Ernest Renan et en vert pour celui d'Anatole France. JOINT à l'exemplaire un cahier broché de 8 pages intitulé "Lointains souvenirs offerts à la statue d'Ernest Renan" : ce texte, extrait du "Journal des Débats du 12 septembre 1903", aurait été rédigé par Émile Gebhart. SÉDUISANT ENSEMBLE. GOOD COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

RODENBACH (Georges) - BOIS (Jules).

LETTRE AUTOGRAPHE SIGNÉE adressée à JULES BOIS.

1894 Deux pages et demie sur un feuillet double (129 X 140 mm) de papier vergé bleuté, rédigées à l'encre noire.

BELLE LETTRE AUTOGRAPHE signée par le poète symboliste et romancier belge Georges RODENBACH (1855-1898) adressée au poète, romancier et journaliste français Jules BOIS (1868-1943). Ce dernier vient de publier "La Porte héroïque du ciel" (1894), dont Rodenbach fait l'éloge avec un certain lyrisme: «Maintenant que j'ai pu refaire du silence autour de moi et me reculer hors de la vie, avec quelle émotion d'art j'ai lu votre beau poème nouveau, La Porte héroïque du ciel, d'une conception si noble et si personnelle qui eût été digne de Vigny. [...] Comme votre poète a de hautes paroles devant la tentation, les amants, les courtisanes, l'exaltation solitaire de l'orgueil d'Apollonius de Tyane. On pourrait dire de Corneille qu'il fut l'avocat de l'héroïsme. Votre poète en est le prêtre. Le débat avec Jésus sur le mal est de la plus sévère beauté; et votre conclusion: La Peur c'est l'Enfer, clôt magnifiquement ces crises d'âme et de pensée. Dans l'exécution, que de trouvailles, de vers envolés et tout d'une pièce vibrant dans le blanc de la page, comme certains volatiles qui se mettent à nager en naissant. [Etc.]» Auteur d'ouvrages sur l'ésotérisme, personnalité sulfureuse proche de Joris-Karl Huysmans et ami notoire de l'abbé Boullan qui fut condamné pour escroquerie et satanisme, Jules BOIS est aussi l'auteur d'un ouvrage intitulé "Le Satanisme et la magie" (1895), qui contient une étude sur Huysmans. DOCUMENT EN BEL ÉTAT. FINE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

SAINTE-BEUVE]. BENOIT-LEVY (E.).

SAINTE-BEUVE ET MADAME VICTOR HUGO. [Exemplaire enrichi d'une LETTRE AUTOGRAPHE de SAINTE-BEUVE].

1926 Paris, Les Presses Universitaires de France, 1926. Fort in-8 broché, couverture rempliée, 595 pages.

ÉDITION ORIGINALE. UN des CENT EXEMPLAIRES (N°30) numérotés sur JAPON (tirage de tête). Envoi autographe signé de l'auteur : "A Monsieur André Deruelle. Témoignage sympathique à un vrai bibliophile et à un Hugophile. Benoît-Lévy. 1 Avril 1926". Nombreux portraits et autographes reproduits hors-texte sous serpentes légendées. Jointe contre-collée sur le premier feuillet blanc une LETTRE AUTOGRAPHE DE SAINTE-BEUVE, non signée, double feuillet (207 X 132) rédigé sur les rectos (seulement neuf lignes sur le second). Lettre datée " Paris 28 Octobre 1856 ". Mention ancienne à la plume dans l'angle supérieur gauche du premier feuillet : "Lettre de M. Ste Beuve de l'académie française". Sainte-Beuve écrit à son imprimeur pour lui reprocher l'initiative malheureuse du correcteur qui s'est permis de rectifier de lui-même la ponctuation de son texte. Après lui avoir exprimé ses nombreuses doléances, il conclut : « [...] ; et c'est lorsque tous ces soins ont été pris, que l'on vient un peu tardivement me bouleverser ma ponctuation, c'est à dire pour tout homme qui sait écrire, les nuances mêmes de ma pensée. Je sais ce que je dois à la typographie de M. Didot, mais je sais aussi ce que je me dois à moi-même. » Un scotch ancien barre le double feuillet qui a été déchiré dans sa largeur : aucun manque de papier ni de texte. Large tache jaune clair sur le second plat de l'ouvrage, tache qui a très légèrement débordée sur le bord du dos. Néanmoins AGREABLE EXEMPLAIRE non coupé. GOOD COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

SALLES (Raymond Anice Dominique).

LETTRE AUTOGRAPHE racontant l'attaque d'HASSI INIFEG ou HASSI RHEZEL, ayant eu lieu le 16 juillet 1903 dans le Sahara occidental, en Algérie.

1904 Deux pages sur un feuillet (175 X 225 mm) papier à carreaux rédigées à l'encre noire avec corrections à l'encre rouge. Lettre signée "A. Salles", localisée "Hippolyte-du-Fort" (Gard) et datée "le 20 juin 1904".

INTÉRESSANT RÉCIT du combat de "Hassi Inifed" en Algérie par le «première classe A. Salles, de la troisième section », élève de l'école militaire préparatoire d'infanterie de Saint Hippolyte-du-Fort. Adressée à un camarade, cette correspondance retranscrit le rapport du Capitaine Flye Sainte Marie, commandant de la compagnie du Touat. Ce combat d'Inifed, intitulé "affaire d'Hassi Rhezel", est relaté par Jacques SOUSTELLE dans un de ses ouvrages : « Le 16 juillet 1903, à 3 heures du matin, un rezzou d'au moins deux cent cinquante Beraber se jette à l'improviste sur un détachement de cinquante hommes du Touat commandé par le sergent Frimigacci, de garde au pâturage à Hassi Rhezel, à quatre-vingts kilomètres au nord d'Adrar. La surprise est complète. Beaucoup d'hommes sont de jeunes engagés à peine instruits. Bien que surpris de nuit par un ennemi cinq fois supérieur en nombre, ils se battent avec cohésion et discipline et, pour avoir raison d'eux, les Beraber doivent incendier les buissons de tamaris derrière lesquels ils se sont retranchés. Nos pertes sont sévères: dix-sept sahariens indigènes et deux caporaux français (André et Duchène) tués. Celles de la harka sensiblement égales: dix-huit tués. Le rezzou réussit à prendre quatre-vingt-cinq chameaux et file vers l'ouest, emportant ses nombreux blessés. » (SOUSTELLE, "Historique des compagnies méharistes", chapitre I). Il est intéressant de comparer les deux versions qui diffèrent quelque peu, notamment dans la description du nombre des belligérants. La version rapportée par Salles contient des détails et précisions supplémentaires. DOCUMENT TRÈS LISIBLE, en parfait état de conservation. FINE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.