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BELLARMINI (Roberto).

ROBERTO BELLARMINI POLITIANI. INSTITUTIONES LINGUAE HEBRAICAE, postremo recognitae, ac locupletatae. Huic editioni accesserunt Tabulae duae, quarum prima Hebraicae linguae praecipua elementa continet, altera vero omnium conjugationum Hebraicarum tam anomalarum, quam analogarum varietatem multiplicem ad simplicitatem facilimam revocatam, comprehendit.

1617 Coloniae Allobrogum [Genève], Johannes Pratensis, 1617. In-12 (106 X 162 mm) vélin rigide ivoire, titre calligraphié à l'encre noire au dos (reliure de l'époque) ; (4) ff. de titre, avis au lecteur et index, 334 pages. Cachet à l'encre violette sur le second feuillet, restauration au premier plat, mouillures très claires en marge de quelques feuillets.

BONNE ÉDITION imprimée à Genève, l'édition originale ayant parue l'année précédente à Turin. Robert BELLARMIN (1542-1621) est un célèbre théologien italien qui fut conservateur de la bibliothèque du Vatican, et proche conseiller du pape Clément VIII. Il participa activement au procès de Giordano Bruno et à la controverse autour des théories de Galilée. BON EXEMPLAIRE dans sa reliure du temps en vélin. GOOD COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

BESSÉ (Guillaume).

HISTOIRE DES COMTES DE CARCASSONNE.

1645 Béziers, pour Arnaud Estradier, Marchan [sic] Libraire de Carcassonne, 1645. Petit in-quarto (145 X 204 mm) vélin rigide moucheté, dos à nerfs, pièce de titre maroquin grenat (reliure ancienne) ; (1) f. blanc, (8) ff. de titre gravé illustré, dédicace, avant-propos et table, 276 pages (mal chiffrées 256), (1) f. blanc. Mouillure et habile restauration à l'angle supérieur droit des 60 premières pages. Ex-libris héraldique collé sur le premier contreplat.

ÉDITION ORIGINALE de cet « ouvrage rare et recherché » (Jourdanne). Ouvrage complet du BEAU TITRE ALLÉGORIQUE gravé au burin, non signé, représentant Madame Carcas assise sur la porte Narbonnaise, qui manque à certains exemplaires, nombreux bandeaux et lettrines gravés sur bois. « Guillaume BESSÉ, jurisconsulte mais surtout historien de Carcassonne, sa ville natale, dut se servir pour cet ouvrage des savantes recherches du chanoine Bernard de Stellat mort en 1629, avant d'avoir pu les publier. Cette histoire est d'un INTÉRÊT CAPITAL par le côté même légendaire qui fut critiqué de son temps. On accuse l'auteur de manque d'esprit critique pour avoir rapporté la geste épique de Charlemagne, la défense héroïque de Dame Carcas. Ces légendes, ces mythes, ces fables sont pour nous aujourd'hui un DOCUMENT INESTIMABLE des traditions et des contes populaires de l'époque. Bessé a été le chantre épique des hauts faits d'armes de l'illustre cité ; sans lui toutes ces légendes seraient oubliées ; il fut l'aède des chansons de geste qui entourèrent la gloire de Charlemagne qui ne vint à Carcassonne que dans l'imagination populaire des "citoïens de Carcassonne" » (Jean Girou). (Saffroy, 37846 - Jourdanne, 18 - Brunet, 24740 - Girou, pp. 70-71). SÉDUISANT EXEMPLAIRE provenant de la bibliothèque de Bertrand de GORSSE (1872-1955), avec son ex-libris héraldique collé sur le premier contreplat. NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

BLACHE (Abbé Antoine)].

REFUTATION DE L'HERESIE DE CALVIN, par la seule doctrine de Mrs de la R.P.R. pour affermir sans dispute les Nouveaux Convertis dans la Foy de l'Eglise Catholique.

1687 A Paris, Chez Antoine Lambin, 1687. In-12 (87 X 151) vélin doré souple à petites coutures apparentes (reliure de l'époque) ; (1) f. blanc, titre, (17) ff. (Epître, Avertissement, Table, Approbations), 274 pages, (1) f. (privilège), (1) f. blanc. Tranches blanchies.

EDITION ORIGINALE ornée d'une jolie vignette gravée par l'artiste espagnol Jean DOLIVAR (1641-1692) avec la devise "Compellit quos servat". Antoine BLACHE (1635-1714), est né à Grenoble. Après avoir suivi quelque temps la profession des armes, il embrassa l'état ecclésiastique et devint curé de Rueil, puis directeur des calvairiennes du Luxembourg. Après avoir publié sa "Réfutation de l'hérésie de Calvin", il composa contre la société des jésuites un libelle violent dont circulèrent des copies partielles, ce qui le fit mettre à la Bastille, où il mourut après avoir légué tous ses biens à l'Hôtel-Dieu. (BARBIER, IV, 178). Exemplaire en BON ETAT, dans sa reliure en vélin d'origine. NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

BOILEAU (Nicolas, dit BOILEAU-DESPREAUX). (Paris, 1636 - 1711).

RECU en partie AUTOGRAPHE, comportant la signature autographe de Boileau, daté " le douzième jour de juin mil sept cens ".

1699 Une page format oblong (140 X 175 mm) sur parchemin. Document en partie imprimé "Quittance Hôtel de Ville - Gen.[alité] de Paris - Rentes de deux Sols".

RARE RECU AUTOGRAPHE signé "N. Boileau", dont seule la partie en gras et italique est manuscrite : «En présence des notaires à Paris soussignez Messire Nicolas Boileau Escuyer Sieur Despreaux a confessé avoir receu de [Mr Baudry rue St Merry] la somme de Cent douze livres dix sols pour les trois derniers mois de 1699 et six premiers mois de l'année mil sept cent à cause de cent cinquante livres de rente constituez sur les aides et gabelles, le vingt-huitième may dernier dont, etc. Quittant, etc. Fait et passé à Paris és Estudes, etc. le douzième jour de juin mil sept cens et a signé. N. Boileau. » La signature autographe de Boileau est RARE. NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

BOODT (Anselmus Boetius de) [et] LAET (Joannis de).

GEMMARUM ET LAPIDUM HISTORIA quam olim edidit Anselmus Boetius de Boot, brugensis, Rudolphi II. Imperatoris Medicus. [Etc. ; relié à la suite :] DE GEMMIS ET LAPIDIBUS LIBRI DUO. Quibus praemittitur Theophrasti liber de Lapidibus Graece & Latine cum Brevibus Annotationibus.

1647 Lugduni Batavorum, [Leyde], Joannis Maire, 1647 [pour les deux ouvrages]. Deux ouvrages reliés en un fort volume petit in-8 (120 X 185), vélin rigide ivoire à petits rabats, coutures apparentes, dos lisse, titre calligraphié à l’encre noire et étiquette ancienne (reliure de l’époque); (3) ff. blancs, (4) ff. dont titre, 576 pages, (11) ff. d’index, (1) f. blanc, (32) ff., 210 pages, (3) ff. d’index, (2) ff. blancs. Minime cerne de mouillure claire dans l'angle supérieur gauche du corps de l'ouvrage.

TROISIÈME ET DERNIÈRE ÉDITION, la plus complète, de ce CÉLÈBRE TRAITÉ DE JOAILLERIE, que l'on a titré en français «Le Parfait joaillier». Il contient deux tableaux dépliants et des dessins dans le texte. «Toutes les pierres précieuses y sont étudiées, les procédés de taille et de polissage indiqués et illustrés de figures sur bois bien curieuses.» (Caillet). RELIÉ à la suite: LAET (Joannis de). "De Gemmis et Lapidibus libri duo. Quibus praemittitur Theophrasti liber de Lapidibus Graece & Latine cum Brevibus Annotationibus". (Caillet, I, 1285 pour l'édition originale de 1609 de l'ouvrage de Boodt - Graesse, I, 493). BEL EXEMPLAIRE conservé dans sa reliure en vélin de l'époque, intact et d'une belle patine. FINE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

BORJON (Charles-Emmanuel).

ABREGE DES ACTES, TITRES, ET MEMOIRES CONCERNANT LES AFFAIRES DU CLERGE DE FRANCE, et tout ce qui s'est fait contre les Hérétiques depuis le règne de S. Louis jusques à présent.

1680 A Paris, Chez Federic [sic] Leonard, 1680. In-quarto (200 X 265) veau brun, dos cinq nerfs, caissons dorés, titre doré, large encadrement doré sur les plats, coupes ornées, tranches mouchetées en rouge (reliure de l'époque) ; (1) f. blanc, titre, (8) ff. d'epistre, avertissement et table, 718 pages, (17) ff. de tables, (1) f. blanc. Restaurations à la reliure ; cerne de mouillure claire à la page de titre et à quelques rares autres feuillets.

EDITION ORIGINALE et unique édition contenant une jolie vignette de titre et une tête-de-chapitre gravés. Le jurisconsulte Charles-Emmanuel BORJON (Pont-de-Vaux, 1633 - 1691, Paris) fut avocat au parlement de Paris et publia plusieurs ouvrages de droit. Ex-libris du "Grand séminaire de Beauvais" collé sur le premier contreplat. Ex-libris manuscrit sur la page de titre "Ex libris seminarii Sylo anectensis". PLAISANT EXEMPLAIRE de ce texte RARE, dans sa solide reliure d'époque. NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

CAPOBIANCO (Alessandro, da Vicenza).

CORONA E PALMA MILITARE DI ARTIGLIERA, ET FORTIFICATIONI [etc.].

1647 Venetia [Venise], Presso Antonio Bariletti, 1647. In folio (249 X 355) demi-vélin ivoire, plats de carton souple (reliure de l'époque); (4) ff. (dont titre orné d'une grande vignette gravée), 60 ff.. Ex-libris «DR» [Désiré Ruggieri] dessiné et gravé par Baticle collé sur le premier contreplat.

QUATRIÈME ÉDITION de ce RARE ET IMPORTANT TRAITÉ D'ARTILLERIE DE LA FIN DU XVIe SIÈCLE, la première édition ayant été imprimée en 1598, suivie de celles de 1602 et 1618, toutes publiées à Venise. INTÉRESSANTE ILLUSTRATION gravée sur bois comprenant un TITRE dans un encadrement composé de matériel militaire, représentant l'auteur en pied dans son cabinet, un fusil à la main, devant une table sur laquelle reposent un petit canon, une équerre, un compas, un plan de fortification, deux grandes plumes et une couronne, ainsi que 96 FIGURES SUR BOIS dans le texte, dont 18 de grand format, représentant des canons, du matériel militaire, des machines de guerre, des feux d'artifices, plans de fortifications, vue de ville, etc. L'ouvrage est conçu sous la forme d'un jeu de 69 questions-réponses entre deux interlocuteurs (ff. 1 à 44), suivi d'une série d'«instructions» ou «avvertimento» (ff. 45 à 58). Ces dialogues évoquent certaines idées défendues par des théoriciens de l'art militaire, pour mieux les dénigrer ensuite sur le ton de la moquerie, au profit de préceptes avancés par l'auteur. Ces dialogues et instructions concernent principalement l'artillerie, les fortifications et restaurations, la géométrie, la poudre à canon ainsi que les FEUX D'ARTIFICES. Alessandro CAPOBIANCO (1560-1635), originaire de Vicence, en Vénétie, était capitaine du corps des artilleurs de la ville de Crème, en Lombardie, sur le Serio. Il était au service de la République vénitienne. La rédaction de ce FAMEUX TRAITÉ, qui contient toutes les connaissances acquises au XVIe siècle sur la pratique de l'artillerie, lui réclama dix ans de travail. Dédié à Lunardo Rossetti, capitaine des bombardiers de Venise, l'ouvrage est divisé en CINQ PARTIES: 1): "Del Capitano sopra l'artiglieria è esaminato il bombardiero". (Du capitaine sur l'artillerie et en particulier du bombardier). 2) : "Delle provisioni nelle fattioni di mare con altri avvertimenti" (Du matériel utilisé pour les manoeuvres en mer avec d'autres instructions). 3) : "Delle invenzioni de fuochi artificiali per feste e giuoco" (Des feux d'artifices pour les fêtes et les jeux). 4): "Della cognizione per misurare distanze" (De la connaissance de la mesure des distances). 5): "Breve Ragionamento sopra la fortificazione" (Brefs raisonnements sur les fortifications). EXEMPLAIRE TRÈS PUR relié sur brochure, imprimé sur beau vergé à la forme, avec ses grandes marges d'origine conservées. Il provient de la BIBLIOTHÈQUE de Désiré-François RUGGIERI (1818-1885), qui fut l'artificier et le protégé de Napoléon III. Grand érudit, bibliophile, il fut également l'élève d'Ingres avant de succéder à son père Claude-Fortuné RUGGIERI, et de reprendre la célèbre entreprise familiale de feux d'artifices. (Cockle, "Bibliography of English military books up to 1642 and of contemporary foreign works", n°673 - Riccardi, "Biblioteca matematica italiana dalla origine della stampa ai primi anni del secolo XIX", I, 232 pour l'édition de 1598 - Graesse, "Trésor de livres rares et précieux", II, 43, pour l'édition de 1598 - Marini, "Biblioteca istorico-critica di fortificazione", p. 44). NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

[CAZENEUVE ou CASENEUVE (Pierre de)].

LE FRANC-ALLEU DE LA PROVINCE DE LANGUEDOC, establi et defendu. [Suivi de:] Les Estats generaux de la Province de Languedoc.

1645 Tolose [Toulouse], Jean Boude, 1645. Deux parties reliées en un volume in-folio (250 X 363 mm) basane havane marbrée, dos à nerfs orné, pièce de titre, tranches rouges (reliure de l’époque); 16 ff. dont titre, 319 pages, (9) ff. de table - (2) ff., 202 pages. Restaurations à la reliure, manque de papier en marge des pages 86 et 309, petit travail de ver en marge des pages 223 à 240 anciennement restauré, mouillures claires en tête d'ouvrage.

SECONDE ÉDITION, revue et augmentée d'un second livre et d'un grand nombre de remarques, de ce savant ouvrage sur les alleux, chartes et coutumes de Languedoc. Pierre de Cazeneuve (1591-1652), surnommé "Legum Fodina" (la mine de la loi), fut chargé en 1638 par les États de Languedoc de défendre les privilèges de la province face aux abus du domaine royal dans le cadre de la querelle sur le franc-alleu : favorable aux alleux, terres de libre et pleine propriété, il critique sévèrement l'ouvrage d'Auguste Galland paru en 1637 sur le même sujet. On trouve in fine une longue étude sur les états généraux. (Saffroy, II, 26017: « ouvrage estimé »). SÉDUISANT EXEMPLAIRE, conservé dans sa reliure de l'époque. PLEASANT COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

CONCINI (Concino) et MARIE DE MEDICIS.

ACTE NOTARIÉ DE LA CHANCELLERIE ROYALE.

Acte notarié de la chancellerie Royale concernant la cession pour six ans du "bail a ferme des fruictz et revenu du domaine" du Duché d'Alençon, à compter du 1er octobre 1613 au 1er octobre 1619, comportant notamment les signatures autographes de Concini (Maréchal d'Ancre) et de Marie de Médicis. Douze pages et demi sur quatre feuillets double (215 X 300 mm) retenus ensemble par un cordon.

IMPORTANT DOCUMENT NOTARIAL qui regroupe les signatures de CONCINO [Concini], Phelypeaux [Maître Jehan, sieur de Villesanain, conseiller et secrétaire du roi], J.[ehan]-J.[acques] de Mesmes [seigneur de Roissy, conseiller du roi], Arnauld [Isaac, conseiller d'état et intendant des finances], L.[ouis] Dolle [conseiller du roi], Bullion [Claude de, sieur de Bonelle, surintendant des finances sous Louis XIII], Marescot [Guillaume, conseiller du roi], Dangloix, Morlon, [Maître Alexandre] Duplex et Marie [de Médicis]. Le fait que Concini ait signé par son prénom montre la puissance dont il jouissait ainsi que son ambition royale depuis la disparition d'Henri IV (1610). Concino Concini (Florence, 1575 - Paris, 1617) était fils d'un notaire de Florence. Sa jeunesse fut déshonorée par tous les désordres ; ruiné par la débauche, il parvint à se faire recevoir comme gentilhomme dans la maison de Marie de Médicis et suivit en France cette princesse dont il épousa la femme de chambre et la favorite, Léonora Dori, dite Galigaï. La faveur dont jouissait sa femme auprès de la reine lui permit de faire une carrière rapide après la mort de Henry IV : marquis d'Ancre, maréchal de France, il exerça le pouvoir (1611) avec tyrannie et avidité. Devenu l'amant officiel de la reine, il se retrouva à la tête d'une fortune considérable : les vastes terres d'Ancre et de Lésigny, deux hôtels dans Paris, le bâton de Maréchal de France, la charge d'intendant de la maison de la reine, les gouvernements d'Amiens, Péronne, Roye, Montdidier, etc.. Cette scandaleuse et prodigieuse fortune lui valut de solides inimitiés. Il se fit détester par la noblesse et les princes par son insolence et son ambition, du peuple par ses exactions et son despotisme, du jeune roi Louis XIII enfin par tous ces motifs et en même temps par l'avilissante tutelle qu'il prétendait faire peser sur lui. Mais le 24 avril 1617 toute cette puissance s'écroula. Conseillé par de Luynes qui n'avait de cesse de lui dépeindre Concini comme usurpateur de la puissance royale, Louis XIII ordonna son arrestation avec ordre de le tuer s'il résistait. Vitry, capitaine des gardes, dressa une embuscade et fit massacrer Concini au moment où il allait entrer au Louvre. Le cadavre de l'aventurier italien fut traîné par les rues, découpé en morceaux et brûlé devant la statue d'Henri IV (on l'accusait avec plus ou moins de vraisemblance d'avoir trempé dans le meurtre de ce roi). On prétend même qu'un furieux fit rôtir son coeur sur des charbons et le mangea publiquement. Sa femme fut condamnée à mort par le parlement et décapitée en place de Grève, où les deux parties de son corps furent livrées au bûcher et les cendres jetées au vent. Louis XIII remit alors l'autorité à son favori de Luynes et éloigna sa mère, Marie de Médicis, de la cour. BEAU DOCUMENT. La signature autographe de Concini est RARISSIME ; sa réunion avec celle de Marie de Médicis lui confère un caractère EXCEPTIONNEL. FINE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

DARNALT (Jean).

REMONSTRANCE, OU HARANGUE SOLEMNELLE, faicte en la Cour de la Seneschaucee, & siege Presidial d'Agenois, & Gascongne, à Agen.

1606 Paris, François Huby, 1606. In-12 (102 X 166 mm) veau blond glacé, encadrement de triple filet doré sur les plats, avec fer doré dans les angles, dos cinq nerfs filetés, caissons dorés ornés aux petits fers, guirlande dorée en queue, pièce de titre grenat, bordure intérieure entièrement ornée d'une dentelle dorée, tranches rouges (reliure circa 1870) ; (2) ff. blancs ajoutés à la reliure, (1) f. blanc, (4) ff. de titre et dédicace à la reine Marguerite de Valois, 134 ff.. Ex-libris manuscrit sur le titre. Petites taches brunes sur les plats.

ÉDITION ORIGINALE et unique édition de cet « ouvrage rare et recherché » (Brunet). On n'a que fort peu de renseignements sur Jean DARNALT, premier historien agenais qui fut nommé le 6 février 1597 procureur du roi au Présidial d'Agen. Né à ou près de Villeneuve-sur-Lot vers 1565, M. de Bellecombe le fait mourir en 1600, à l'âge de 35 ans. On s'accorde à penser que cette singulière harangue n'ait été prononcée par l'auteur dans la forme que nous lui connaissons. Elle dut certainement être remaniée, complétée et divisée en chapitres pour l'impression. On la retrouve en partie dans la préface des "Réflexions singulières sur l'ancienne Coustume d'Agen" (1665) de Jacques Ducros. « Malgré ses négligences naïves et ses fréquentes obscurités, la chronique de Darnalt n'en reste pas moins un livre très curieux et qu'on ne peut se dispenser de consulter pour l'histoire de l'agenais » (Jules Andrieu). EXEMPLAIRE D'ÉTIENNE BALUZE (1630-1718), avec son ex-libris manuscrit en bas du titre « Stephanus Baluzius Tutelengis », et sur le feuillet blanc la probable côte du livre dans sa bibliothèque « n°8265 ». Célèbre jurisconsulte et historiographe, originaire de Tulle, il fut également le secrétaire de l'archevêque de Toulouse, Pierre de Marca, et le bibliothécaire de Colbert. L'exemplaire est ensuite passé dans la bibliothèque de Louis-Hector de Galard de Brassac de Béarn, comte et prince de Béarn (1802-1871), militaire, diplomate et homme politique français, avec son ex-libris armorié de la « Bibliothèque du château de Wideville ». C'est très probablement le comte de Galard qui a fait exécuté la reliure en veau blond qui pare désormais cet exemplaire, et qui a fait rapporter sur un des premiers feuillets blancs ajoutés à la reliure l'ex-libris d'Étienne-François d'Aligre, comte de Maran (1727-1798), premier président au Parlement de Paris et qui avait réuni une très belle bibliothèque. AGRÉABLE EXEMPLAIRE en veau blond du XIXe, de belle provenance. [Bibliographie : Andrieu, "Bibliographie de l'agenais", 211-212 - Labadie, "Catalogue de la bibliothèque", n°3041, «Rare » - Guiguard, II, page 10 - Provenance : Étienne Baluze (ex-libris manuscrit), Étienne-François d'Aligre, comte de Maran (ex-libris) et Louis-Hector de Galard de Brassac de Béarn, comte et prince de Béarn (ex-libris gravés)]. NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

DU BREUIL (Jean).

SECONDE PARTIE DE LA PERSPECTIVE PRATIQUE qui donne une grande facilité à trouver les apparences de tous les Corps Solides, tant Reguliers qu'Irreguliers, penchez, renversez, inclinez et declinez comme l'on voudra, soit qu'ils posent sur Terre, ou qu'ils soient suspendus en l'Air. Par un religieux de la Compagnie de Jésus.

1663 Paris, Jean Du Puis, 1663. In-quarto (188 X 255 mm) basane brune granitée, dos cinq nerfs, caissons dorés et ornés d'un grand fleuron, coupes ornées d'une roulette dorée, tranches mouchetées en rouge (reliure de l'époque) ; faux-titre, titre, titre gravé, (9) ff. d'avis au lecteur, table et privilège, (5) ff. de titres de chapitre, 123 ff. (pagination double pour les planches et le texte en regard), (6) ff. de table. Habile restauration en tête du feuillet 85/86 qui a été remplacé en fac-similé sur une bande de 8 centimètres, petit manque de papier (1,5 cm de côté) à l'angle supérieur du feuillet 95/96, sans aucune atteinte au texte, cerne de mouillure claire en queue de quelques feuillets, coiffes et un angle restaurés, mors du premier plat fendu mais son articulation reste solide.

SECONDE PARTIE de ce "Traité de perspective" qui en compte trois ; elle traite des "Corps Solides inclinés", et est indépendante des deux autres parties, ce volume ne possédant d'ailleurs pas de mention de tomaison sur le titre. Cet ouvrage est illustré d'un MAGNIFIQUE TITRE entièrement gravé par Gabriel LADAME (graveur au burin qui travailla en France et en Allemagne au XVIIe), de trois bandeaux (dont un répété deux fois), de deux belles lettrines et de 123 PLANCHES gravées hors-texte avec le texte en regard. Dans l’avis « Au lecteur » qui introduit l’ouvrage, Jean DU BREUIL explique que « son premier dessein n’était pas de faire un tome séparé des corps solides inclinés », mais que se rangeant ensuite à cette décision, il avait « divisé cette SECONDE PARTIE, EN CINQ TRAITEZ. AU PREMIER, sont les definitions des Plans, des Angles, des Solides, & des Inclinements, à fin d'agir en ces Pratiques selon les principes que nous aurons establis. Le SECOND, est des pièces inclinées parallèlement à l'Horizon ; [...]. Le TROISIESME, contient tous les autres inclinements, renversements, chûtes, et pentes qu'on peut donner aux Solides [...]. Au QUATRIEME, l'on trouvera les Pratiques pour suspendre, soutenir en l'air, et élever de terre toute sorte de Corps Solides, Reguliers ou Irreguliers, [...]. Le CINQUIEME, est pour trouver toutes les apparences des Polyëdres, ou Corps Reguliers, en telle veuës, situations, et aspects qu'ils peuvent avoir ». Les volumes qui composent la première édition ont été distribués en différentes années : en 1642 pour le premier tome publié chez Melchior Tavernier et François L'Anglois, en 1647 et 1648 chez Langlois pour les deuxième et troisième tomes. Notre exemplaire est imprimé par Jean DU PUIS, exerçant à Paris rue Saint-Jacques, à la Couronne d'or. Ce libraire semble s'être spécialisé dans la réédition d'ouvrages d'architecture puisqu'il publia, également en 1663, le livre de Pierre Le Muet "Maniere de bien bastir pour toutes sortes de personnes [...]", paru pour la première fois en 1623. Notre édition semble être en tous points identique à la première ; le privilège reprend d'ailleurs celui attribué à François Langlois le "8 may 1647", et ce pour une période de 20 ans. Jean DU BREUIL (1602-1670), fils du libraire Claude Du Breuil, exerça d'abord la profession de son père, puis entra dans la Compagnie de Jésus. Il séjourna plusieurs années à Rome où il s'est intéressé à l'architecture. L'ouvrage traite de toutes les pratiques de la perspective. « Cet ouvrage est le plus estimé que nous ayons sur cette matière, et les exemplaires n'en sont pas communs » (DE BURE, 2010). PLAISANT EXEMPLAIRE DE CE LIVRE RARE, avec les gravures d'un bon tirage. GOOD COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.

DU CANGE (Charles Du Fresne).

TRAITÉ HISTORIQUE DU CHEF DE S. JEAN BAPTISTE, contenant une discussion exacte de ce que les Auteurs anciens & modernes en ont écrit, & particulièrement de ses trois Inventions.

1665 Paris, Sébastien Cramoisy & Sébastien Mabre-Cramoisy, 1665. In-quarto (190 X 244 mm) vélin souple ivoire à coutures apparentes, titre calligraphié en long à l'encre brune, tranches mouchetées en rouge (Reliure de l'époque) ; (8) ff. de titre, épître, préface, table et privilège, 264 pages. Petit accroc avec manque en queue du dos. Ex-libris manuscrit en tête du premier feuillet blanc : « Ch. Chavost ».

ÉDITION ORIGINALE TRÈS RARE de cet ouvrage d'érudition rédigé par l'historien, grammairien et philologue français Charles DU FRESNE, sieur du Cange (1610-1688) afin d'établir l'authenticité de la relique conservée et revendiquée par la cathédrale d’Amiens. Il s'agit d'un crâne ou plutôt de la face de saint Jean-Baptiste rapportée en 1206 à Amiens par le chanoine Wallon de Sarton ; ce chef de saint Jean-Baptiste provient du sac de Constantinople par les croisés en avril 1204, lors de la Quatrième croisade. Charles DU FRESNE DU CANGE fit réaliser par Jacques Lalouette une GRAVURE AU BURIN représentant page 132 de l'ouvrage le fameux reliquaire amiénois. Cette gravure est extrêmement précieuse car elle est la seule, avec celle moins précise publiée par le Père Daire en 1757 dans son "Histoire de la ville d'Amiens, depuis les origines jusqu'à présent", à montrer le reliquaire médiéval qui disparut lors de la Révolution. Le chef de Saint Jean Baptiste est associé au MYTHE DE SALOMÉ, princesse juive du Ier siècle qui réclame à son beau-père Hérode Antipas la tête de Jean Baptiste sur un plateau. Ce mythe qui apparaît dans l'épisode néotestamentaire devint un personnage de tentatrice sensuelle qui devait inspirer les artistes. Il a été contrecollé sur le premier feuillet blanc une LETTRE AUTOGRAPHE de 3 pages signée « H.[yacinthe] Dusevel [1796-1881] », historien et archéologue, adressée à Julien Durand et datée « 16 août 1858 » : il s'agit d'une intéressante lettre érudite sur le reliquaire du chef de saint Jean Baptiste. BEL EXEMPLAIRE, très pur, conservé dans sa première reliure en vélin. (Brigitte Stimolo et Aurélien André, "Le reliquaire gothique du chef de saint Jean Baptiste"). VERY NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.